Par : clement
Publié : 16 juin

La chasse

La chasse

sommaire :

* La chasse avec les chiens * La chasse avec les faucons * La chasse à l’ours * La chasse au lièvre * La chase au sanglier

+ sources

La chasse était très appréciée par les seigneurs.

La chasse avec les chiens

Dans la forêt toute proche, le seigneur a fait aménager de vastes réserves où sont enfermés des cerfs, des chevreuils et des sangliers qu’il chasse à l’aide de chiens courants sélectionnés pour leur endurance. La passion de la chasse gagne parfois les dames, autorisées à participer à la chasse au vol.

La chasse était à la fois un excellent entraînement pour la guerre, un jeu passionnent et un sport utile. La chasse médiévale ressemble beaucoup à la chasse pratiquée par les Anciens. Elle exigeait un équipement coûteux et un personnel nombreux. Il y a la chasse au gibier, capturé par des pièges ou chassé avec des faucons et des chiens.

La chasse avec les faucons

La plus belle des chasses était la chasse au faucon, très accessible aux dames : des rapaces de haut vol ou de bas vol minutieusement dressés, attrapaient des rongeurs et de grands oiseaux (héron, grues, canards). Elle était très appréciée par les seigneurs.

La chasse à l’ours

Il y a aussi d’autre chasse comme la chasse à l’ours. Le chasseur affronte alors à chaud la bête sauvage l’épée à la main.

Le veneur joue du cor, appelé<>parce qu’il est parfois taillé dans l’ivoire d’éléphant.

Les nobles qui pratiquent la chasse au vol ou à coure jouissent d’un immense prestige auprès des dames et des seigneurs. En effet, outre la gloire due au combat contre une bête parfois féroce (chasse au sanglier), elle exige d’énormes moyens financiers. Les meutes atteignent parfois plusieurs centaines de chiens dont il faut s’occuper en permanence. Il est nécessaire d’avoir du personnel (pages, valets, veneurs), mais aussi des armes, des loisirs et de l’autorité pour pouvoir briller dans cette activité. Le repas qui précède et celui qui suit la chasse sont l’occasion de faire preuve de courtoisie et de sociabilité envers les nombreux invités. Enfin, la chasse au cerf, pratiquée à partir du XIVe siècle, est considérée comme une chasse royale. La chasse fait donc partie des prérogatives de la noblesse mais également de ses obligations : il lui faut tenir son rang.

Dans la société médiévale où règne un fort esprit d’émulation, la chasse est le lieu d’une sévère compétition entre chasseurs. De ce fait, cette activité est réglée par des codes très précis. Il existe un "droit de chasse" – droit de se livrer à cette pratique sur un territoire donné – et, par corrélation, un "délit de chasse". Comme à la guerre, sonner du cor ne peut se faire qu’aux phases essentielles. Les veneurs, chargés de conduire la meute, doivent être habillés de vert pour mieux se fondre dans la forêt. Même l’écorchement et le découpage de l’animal obéissent à des règles strictes. Le discours moral qui entoure la chasse est typique de la société médiévale. Celui qui chasse assure son salut : d’une part parce que la chasse procure des plaisirs qui, contrairement à d’autres, ne sont pas des péchés et donc ne mettent pas l’âme en péril ; d’autre part parce que la chasse est un remède souverain contre l’oisiveté, mère de tous les vices. L’action empêche les mauvaises pensées, et constitue donc un antidote contre le Mal. La fonction importante de cette activité explique le succès des manuels de chasse du Moyen Âge, écrits à partir du XIIIe siècle,eten particulier celui de Gaston Phébus.

La chasse au lièvre

Distinguer le lièvre du lapin dans l’image médiévale n’est pas un exercice facile. Certes, le lapin en est pratiquement absent jusqu’au XIIe siècle parce qu’il n’a pas encore commencé sa longue et prolifique migration au nord des Pyrenées. Mais, par la suite, on le rencontre partout, et il a souvent, comme le lièvre, une forte signification sexuelle. Par rapport à ce dernier, sa queue et ses oreilles sont plus courtes, mais c’est là une différence que l’image ne montre pas toujours.

La chasse au sanglier

Valorisée par les peuples de l’antiquité, la chasse au sanglier est une chasse violente et sauvage, qui nécessite de nombreux chiens et qui se termine par un combat sanglant entre ceux-ci et l’animal, voire par un corps à corps entre le chasseur et la bête. L’Eglise médiévale, pourtant ennemie de toute chasse, lui préfère la chasse au cerf, moins furieuse et moins sanguinaire. Au fil des siècles, sous son influence, celle-ci devient, à la place de celle au sanglier, la chasse royale et princière par excellence.

Sources :

- Vivre dans un château fort, par Brigitte Coppin, collection « Les racines du savoir », éditions Gallimard Jeunesse, 2002, p. 22-23.

- A l’abri des châteaux du Moyen Age, par Régine Pernoud, Phillipe Brochard et Patrice Pelerin, éditions Hachette Jeunesse, , p.41

- Vivre au Moyen Age, par Andrew Langley, Collection « Les yeux de la découvert », édition Gallimard, 1998, p. 54.

- Le Temps des châteaux fort, par christopheur Gravet, Collection « Les yeux de la découverte », éditions Gallimard, 1999, p.45.

- Site internet : * www.roynel.com * wwww.wikipédia.fr * www.moyenage enlumiere.com